
Première Partie
Yémen entre histoire et mémoire
Volcans et architecture : les villes merveilles du patrimoine mondial, Sana’a, la prestigieuse capitale aux mille minarets, Zébid l’ancienne capitale des Zaranigs et Shibam (Hadramaout), les grattes ciel du désert.
Les jardins suspendus de l’Arabie Heureuse, miel, tabac, élevage
Les hommes du nord, coiffés de couronnes de fleurs
Réflexion : 30 ans plus tard, le changement
Les vestiges archéologiques millénaires de Mareb, capitale du royaume de Saba et de Baraquesh cité état sur la route de l’encens
Le royaume du café devenu l’empire du qât : les réseaux de production et la filière du Qât
Les quatre mariages d’ Al Hajjara
La condition de la femme Yéménite
Deuxième partie
Le gardien de la forteresse de Hajja, serviteur du dernier tyran
Mukalla, l'ancienne capitale des sultans d'Arabie du Sud
Le sanctuaire des tortues vertes de Ras Sharmah sur les rives de l'Océan Indien
Les pêcheurs de l'Océan Indien : criée aux poissons, marché
Les tables qui marchent : les petits marchands polyglottes, Ali Business et Zam Zam
Les soukhs et la fabrication des djambias (poignards traditionnels)
La religion dans la vie du Yémen, tombeaux et école coranique
Socotra l’île magique du jurassique : arbres bouteilles, flore et faune endémiques. Les vertus curatives du sang dragon, la sève du dragonnier l’arbre emblématique de Socotra
Le lagon de lumière de Qalansya et les pêcheurs de raies
Sahima la potière. Récolte du sang dragon, marchandage et découverte des étranges paysages
de l’intérieur et des côtes de Socotra
J’avais réalisé un film au Yémen en 1972, 1973 et 1974 au lendemain de la révolution qui a vu l’avènement de la République. Ces images sont devenues de précieuses archives en raison de la rareté des témoignages sur cette région à cette époque.
Ma dernière visite remontait à 1978. Mû par un irrésistible besoin, à mi-chemin entre l’envie et l’appréhension ou peut être la crainte de revoir un pays dont les inévitables changements pouvaient détruire mon souvenir, je décidai de repartir en début 2003 et fin 2004. En fait je ne voulais pas devenir un ancien combattant du voyage…
Pour moi ce pèlerinage devenait une sorte d’introspection du souvenir et de la mémoire…
Je retrouvai beaucoup de choses que je connaissais. Certains amis chers avaient disparu, d’autres m’attendaient non sans émotion mais avec la même simplicité que si nous nous étions quittés la veille.
Dans les villages où passent les voyageurs, j’eu la surprise de rencontrer des jeunes yéménites garçons et filles qui s’adressaient à moi en Français en ayant appris la langue uniquement au contact des touristes.
En conclusion, si la technologie du 21ème siècle est bien arrivée dans ce coin de l’Arabie Heureuse, il n’en reste pas moins que les esprits et les hommes évoluent à leur rythme et que c’est certainement une erreur que de tenter de les modifier en appliquant des schémas extérieurs à leurs cultures spécifiques.
Le film nous promène à travers le pays, des sites archéologiques à la vie quotidienne en passant par l’extraordinaire architecture des villes classées au titre du patrimoine de l’humanité.Il nous fait découvrir également l’île de Socotra, siège d’une végétation et d’une faune endémiques exceptionnelles qui n’existe plus ailleurs sur la planète. L’ensemble est entrecoupé de courtes séquences (de 45’’ à 2’) de mes images d’archives qui me permettent de poursuivre ma réflexion sur le souvenir et la mémoire.
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